L’école d’immens ne devrait jamais atterrir en spam. Parce que, si c’est le cas, tous les efforts que vous mettrez pour rédiger des bons emails iront directement à la poubelle. Ce qui est dramatique La Délivrabilité, ça dépend beaucoup de ce qui est fait avant de lancer vos campagnes email la plupart du temps, c’est très dépendant d’éléments techniques.
Est-ce que vous avez bien acheté un domaine dédié au cold emailing ? (ou plusieurs)
Pourquoi c’est absoluement critique
Si vous envoyez vos cold emails depuis votre domaine principal (votreentreprise.com), un mauvais taux de spam peut blacklister ce domaine pour toute votre organisation : emails commerciaux, support, facturation, notifications produit. Un domaine secondaire isole ce risque. En général, on utilise des domaines secondaires pour faire n’importe quoi et le domaine principal pour envoyer des emails transactionnels, comme les factures ou les devis.
Comment choisir votre domaine secondaire ?
Achetez un domaine qui ressemble au vôtre, sans être identique. Quelques conventions courantes :
acme.comdevientgetacme.comacme.comdevientacme-hq.comacme.comdevienttryacme.comacme.comdevientacmeco.com
Évitez les tirets multiples et les extensions exotiques (.xyz, .click). Moins chères que le .com, elles sont massivement utilisées par les spammeurs et donc mal vues par les filtres (car il sont justement moins cher), vous partez donc avec un boulet au pied.
Ne redirigez ce domaine secondaire vers votre site principal car c’est maintenant largement détecté par les servuer email.
Les 2 cas où vous gardez votre domaine principal
Oui oui, ça existe!.
- Vous prospectez peu, et toujours à la main. Votre domaine principal a la meilleure réputation possible, autant en profiter !
- Vous envoyez beaucoup d’emails transactionnels (confirmations, notifications). Vos cold emails seront noyés dans le volume et n’impacteront pas la réputation globale.
Si vous n’êtes pas dans l’un de ces deux cas, prenez des domaines réservés pour la prospection à froid.
La config des SPF, DKIM et DMARC
Ces trois enregistrements DNS sont indispensables. Sans eux, les serveurs de réception n’ont aucune raison de vous faire confiance, et ils le feront savoir en envoyant vos emails en spam ou en les rejetant directement.
SPF, imaginez un videur de boîte de nuit
Le SPF liste les serveurs autorisés à envoyer des emails en votre nom. Un serveur non listé qui tente d’envoyer depuis votre domaine est rejeté. Exemple pour Google Workspace :
Type : TXT
Nom : @
Valeur : v=spf1 include:_spf.google.com ~all
Le ~all indique un soft fail : les emails non autorisés sont acceptés mais marqués comme suspects. Le -all est plus strict et les rejette directement !
DKIM, le tampon d’authenticité
Le DKIM appose une signature cryptographique à chaque email. Il prouveque son contenu n’a pas été altéré en transit par un hacker par exemple ! Votre fournisseur (Google Workspace, Microsoft 365, etc.) génère la clé dans ses paramètres d’administration, vous la copiez dans votre DNS :
Type : TXT
Nom : google._domainkey
Valeur : v=DKIM1; k=rsa; p=MIIBIjANBgkqhki... (clé générée par votre fournisseur)
DMARC, une sorte de chef d’orchestre
Le DMARC indique aux serveurs de réception quoi faire si SPF ou DKIM échouent, et génère des rapports pour surveiller les tentatives d’usurpation de votre domaine. C’est à vous de choisir.
| Politique | Ce qui se passe | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
none | Rien, on observe | Au démarrage, pour collecter des données |
quarantine | L’email va en spam | Après avoir analysé les rapports |
reject | L’email est rejeté | Configuration mature et stable |
Pour démarrer :
Type : TXT
Nom : _dmarc
Valeur : v=DMARC1; p=none; rua=mailto:[email protected]
L’adresse rua reçoit des rapports quotidiens listant qui envoie des emails depuis votre domaine. Restez en p=none pendant 2 à 4 semaines, analysez, puis passez à quarantine, puis à reject.
Créer vos adresses email
Limitez vous à 20 - 25 emails par jour
Chaque adresse ne doit pas dépasser 25 emails de prospection par jour pour rester sous les radars des filtres anti-spam. Le calcul est simple :
Nombre d’adresses = emails prévus par jour ÷ 25
| Volume visé | Adresses nécessaires | Domaines conseillés |
|---|---|---|
| 50 emails/jour | 2 | 1 |
| 150 emails/jour | 6 | 2 (3 adresses chacun) |
| 500 emails/jour | 20 | 4 à 5 |
Bon je dis 25 mais c’est un moyenne car pour passer sous les radar il y a pleins d’autres facteurs! Si par exemple les destinataire mettent régulièremnt vos emails en spam, vous serez sanctionné bien avant les 25 / jour !
Nommer vos adresses comme pour des vrais mails.
Utilisez des prénoms réels ou des combinaisons prénom + nom, jamais d’adresses génériques :
Les petits détails qui font la différence
Traitez chaque profil email comme un vrai profil. Par exemple, ajoutez une photo de profil à chaque compte : cela améliore mesurablement les taux d’ouverture et de réponse, donc la délivrabilité globale. Vous pouvez aussi mixez les fournisseurs Google et Microsoft pour ne pas dépendre d’un seul écosystème.
Et le warmup ?
Une adresse neuve n’a aucune réputation. Avant d’envoyer le moindre cold email, laissez un outil de warmup (Instantly, Lemwarm, Mailreach, Warmbox) tourner seul pendant 3 semaines, puis montez le volume de 5 emails par semaine et par adresse jusqu’au plafond de 25. Ne coupez jamais le warmup ensuite : réduit à 5 à 10 emails par jour, c’est une assurance permanente.
Vérifier vos listes avant l’envoi
C’est la règle la plus importante, et pourtant elle est souvent négligée.
Pourquoi les bounces sont dangereux
Chaque email qui bounce (adresse invalide, domaine inexistant) envoie un signal négatif aux serveurs de messagerie. Au-delà de 2 % de taux de bounce, votre réputation d’expéditeur commence à souffrir sérieusement.
Le processus de vérification
Avant chaque campagne, passez votre liste dans un outil de vérification (NeverBounce, ZeroBounce). C’est une étape obligatoire, mais parfois les emails sont revérifié par votre outil de prospection (Smartlead l’a intégré par exemple)
- les adresses syntaxiquement invalides (
prenom@domainesans extension) ; - les domaines inexistants ;
- les boîtes pleines ou désactivées ;
- les adresses jetables (Mailinator, Guerrilla Mail, etc.) ;
- les adresses catch-all, à risque modéré.
Règle pratique : n’envoyez qu’aux adresses marquées valid. Supprimez systématiquement les invalid, et gardez les catch-all en petite proportion seulement et noyées dans le reste : elles acceptent tout sans vérifier que la boîte existe.
Bonne prospection email tout le monde !